new shoes

2021

galleri kungstensgatan, stockholm

Enfant, j’ éprouvais un désir énorme pour certains objets qui me n’appartiennent pas. Je me souviens de la sensation de regarder une chose complètement achevée, rayonnant de souveraineté. C’était une attirance au-delà de la beauté. C’était un objet avec une promesse. Un objet qui me possède jusqu’au jour où, moi, je le posséderai.

Plus tard dans la vie, en regardant Sex and the city, j’ai retrouvé le même désir chez Carrie envers des chaussures. Dans la série, la relation entre Carrie et ses chaussures est présentée comme un délire matérialiste et superficiel, mais qui ne manque pas complètement d’importance. À vingt ans, je sympathisais avec Carrie et avec ses auteurs.  

Puis un moment, ce désir s’est apaisé. Ce fut un changement radical, et rare, sinon je trouve que mes comportements n’ont pas beaucoup changé. Aujourd’hui mes désirs sont surtout relationnels, parfois spirituels. 

Dans mon travail artistique je me retrouve à essayer de réveiller mon ancienne adoration pour les objets et les matériaux. Je veux m’accrocher à quelque chose qui dépasse mes relations.