permis de construire

2026

atelier alain lebras, nantes

Une nuit, il y a dix ans, j’ai rêvé que j’avais une fille. Dans le rêve, nous nous sommes rencontrés. C’était une enfant, âgée de huit ou neuf ans. Avant de ne jamais exister, elle voulait me dire bonjour. Et au revoir. Elle semblait en paix. Pas moi.

Le taux de natalité est historiquement bas en Europe. Avoir un enfant est un choix à la fois individuel et intime, mais certaines tendances collectives se dessinent : l’insécurité économique, l’évolution des rôles de genre et l’impact négatif de l’humanité sur l’environnement. Je partage ces doutes et j’en ajoute un autre : je suis terrifié. Terrifié à l’idée de perdre mon enfant, ou de voir mon enfant souffrir, et de vivre ensuite avec cette expérience.

Quand je pense au mot construction, c’est dans la lumière du mouvement philosophique de déconstruction. La déconstruction ne signifie pas démolition ; mais plutôt disséquer quelque chose ou l’analyser. Ici, la construction peut être tout et n’importe quoi. Un texte, la société, un être humain. Le mot contient le matériel et l’intellectuel, le faire et la réflexion.

adult/enfant I ↦

3,5×3,5cm

collage, papier, consigne de sécurité d’avion

homme avec dos arqué et orgues I & II

dimensions variables

bois, tuyaux en PVC, feuille d’argent, parpaings, crayon

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© Émilie Barbier

↤ cernes annuelles

50x50x40cm

15 pairs de jean, tailles: 6mois – 32″

vue d’installation : cernes annuelles, fille, reine et roi et collages

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↤ reine et roi

10x3x7cm

pièces d’échec taillées

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des hommes regardent des femmes regardent des enfants

dimensions variables

figurines trouvées

fille ↦

50x60x120cm

bois, cordes